Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP)

Université de Ouagadougou


L’Université de Ouagadougou, fondée en 1974 compte aujourd’hui plus de 35 000 étudiants, répartis dans cinq UFR et trois Instituts, dont l’Institut Supérieur des Sciences de la population (ISSP). Cette institution nationale a une vocation régionale et internationale. Sa mission principale est de développer la formation et la recherche sur les questions de Population et Développement.

L’ISSP s’inscrit dans une posture épistémologique résolument holistique des questions de population : au-delà de la compréhension de la dynamique démographique et de ses déterminants, il s’agit d’examiner comment les variables démographiques influent également sur les divers secteurs sociaux et économiques. Par ailleurs, l’Institut abrite également l’Observatoire de la population de Ouagadougou qui est une plateforme transversale de recherche et d’intervention chargée de la production de données pour les différentes unités de recherche de l’ISSP.


Formations et Recherche

L’ISSP propose deux formations à niveau de licence en statistiques sociales : une licence professionnelle (en 1 an après le DEUG) accueillant 16 étudiants et une licence généraliste en trois ans en accueillant 29.
Deux masters sont également proposés aux étudiants détenteur d’une licence : un master de recherche en sciences de la population et un master professionnel en population et santé, accueillant chacun 9 étudiants.

L’ISSP est organisée selon trois unités de recherche : “Population et santé” ; “Population et éducation” ; “Mobilité, habitat et environnement”. Ces trois axes de recherche mènent actuellement une dizaine de projets qui pourraient être développés et travaillés sous l’égide de la Chaire UNESCO Défis partagés du développement : savoir, comprendre, agir :

  • Recherche sur les enfants et adolescents en dehors de l’école au Burkina Faso ;
  • Evaluation d’impact de la diffusion de vidéos sur la nutrition des enfants à l’Est du Burkina Faso ;
  • Essor de la scolarisation au secondaire en Afrique subsaharienne : étude comparative des politiques éducatives et des inégalités de parcours dans cinq pays - Burkina Faso, Madagascar, Ouganda, Sénégal, Tanzanie ;
    Statistiques démographiques pour l’Afrique (eng : Demography Statistics for Africa) ;
  • Trajectoires scolaires et qualité de l’éducation en milieu rural et semi-urbain au Burkina Faso : enseignements de l’Observatoire de population de Nouna ;
  • Suivi des indicateurs de santé à l’aide de la téléphonie mobile “Performance Monitoring and Accountability 2020”
  • Etude internationale sur les jeunes adolescents (eng : Global Early Adolescent Study - GEAS)
  • Alerte aux canicules au Sahel et à leurs impacts sur la santé (ACASIS)
  • Dépenses de santé des ménages désargentés (eng : Household Out-of-Pocket Health Expenditures)
  • Etude longitudinale des adolescentes (10-19 ans) à Ouagadougou, Burkina Faso : transitions adolescente sur les questions de fertilité et de grossesses désirée (eng : Evidence Project Research : longitudinal study of adolescent girls (10-19 years) in Ouagadougou, Burkina Faso : Adolescent transitions in fertility and unintended pregnancy)


ISSP et Chaire UNESCO


“Se situant dans une démarche non seulement de production de savoirs, mais aussi d’utilité sociale de la recherche, les objectifs de l’ISSP rentrent en droite ligne avec ceux de la Chaire UNESCO. En participant à ce réseau, l’ISSP souhaite non seulement partager son expérience, mais aussi apprendre des autres et élargir ses perspectives.”

- Jean-François KOBIANE
Directeur de l’ISSP
Maître de conférence en démographie

L’ISSP entretient déjà d’étroites collaborations avec l’UMR Développement et Sociétés de Paris 1. En effet, à deux reprises déjà (février 2015 et mars 2016), l’ISSP s’est vu co-organiser des ateliers thématiques sur les questions liées à la nutrition et à l’accès aux ressources en partenariat avec l’UMR. Cette expérience de partage des savoirs et de mise en perspective internationale des débats actuels concernant les problématiques liées au développement font déjà partie de la dynamique portée par la Chaire UNESCO. Par ailleurs, étant déjà membre du réseau ResaDys depuis sa création en 2010, les mobilités d’étudiants mais aussi d’enseignants et de chercheurs se sont intensifiées entre les six membres partenaires. Les six membres, également fondateurs de la Chaire UNESCO affichent donc collectivement leur volonté de constituer et renforcer les communautés scientifiques internationales, notamment sur les questions liées au développement.


Contact

Madeleine WAYACK-PAMBE

Maître-Assistante en Démographie
mwayack chez issp.bf