Lauréats de la Bourse Jeunes chercheurs 2018

, par Admin

Nous avons le plaisir d’annoncer que le Conseil scientifique de la Chaire UNESCO Défis partagés du développement : savoir, comprendre, agir a attribué le Prix du Master dans le cadre de sa seconde édition.

Grâce à un financement du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et de l’Agence française de développement (AFD) , trois jeunes chercheurs ont pu être récompensés pour leur travail de recherche et se sont vus attribuer des bourses d’une valeur respective de 1 000 euros, destinées à soutenir leur travail de terrain.

Les lauréat(e)s sont :

Abdoulaye Diallo de l’Université Ouaga 1- Pr Joseph Ki-Zerbo, dans le cadre de sa thèse intitulée « Insécurité et migration de populations dans le Sahel burkinabé : Défis, enjeux et perspectives »

Adresse mail : lodyae.123 chez gmail.com
Numéro de téléphone : 00226 70799840

Résumé du projet de recherche : Au cours des 25 dernières années, le Sahel a fait l’objet d’un grand intérêt suscité à l’échelle internationale sur le plan de la recherche et de la politique générale, en raison des problèmes environnementaux et sécuritaires qu’il rencontre (UN, 2014). L’insécurité dans les pays sahéliens comme le Burkina Faso affecte particulièrement les éleveurs pasteurs dans la région du sahel. Elle se traduit par des conflits entre usagers des ressources naturelles (éleveurs et agriculteurs) et l’inaccessibilité des zones pastorales qui sont par excellence des segments frontaliers très enclavés et partagés entre le grand banditisme et les mouvements radicaux (OCHA, 2014). Face à cette crise alimentaire et l’impossibilité d’une transhumance vers le Mali et le Niger, beaucoup d’éleveurs burkinabés migrent avec leurs bétails vers le Sud de la région du sahel ou les conditions sécuritaires sont plus satisfaisantes. Cependant, les localités d’accueils sont densément peuplées avec des ressources naturelles renouvelables dans un état de dégradation avancée. Cette étude a pour objectif d’analyser les défis, les enjeux et les perspectives de la migration des éleveurs.

Elisa Narminio de l’Université Libre de Bruxelles, pour sa thèse intitulée « Le cercle vicieux de la vulnérabilité pour l’enfant victime de traite : Gouvernance et violence structurale en Union européenne et en Asie du Sud-Est »

Adresse mail : elisa.narminio chez gem-stones.eu

Résumé du projet de recherche : Le présent projet de recherche s’attèle à l’analyse des pratiques de gouvernance découlant des cadres juridiques et politiques actuels visant à réduire la traite des enfants en UE et en Asie du Sud-Est, plus particulièrement en ASEAN, ainsi que des effets produits par ces politiques anti-traite sur les enfants en question. S’appuyant sur un cadre pluridisciplinaire, il analyse la manière dont la criminalisation de la migration affecte et impacte les enfants victimes de la traite, en particulier en se concentrant sur ce qui est en jeu lorsque les enfants, au nom de la protection, sont transformés en sujets de contrôle. Les résultats préliminaires de l’analyse documentaire et de travaux sur le terrain indiquent que la gouvernance actuelle de la traite des enfants par des acteurs publics et privés ne parvient pas à protéger les victimes, provoquant au contraire de la violence structurelle pour les enfants concernés, avec pour effet de les rendre encore plus vulnérables à la traite et à l’exclusion sociale. Ce projet de recherche vise à combler une lacune dans la littérature sur la traite des enfants, ce qui permettra de mieux appréhender les conséquences inattendues des cadres juridiques et politiques actuels, permettant ainsi la mise en œuvre de mesures plus efficaces de lutte contre la traite dédiée à la protection des enfants. Un travail précis et approfondi permettrait d’améliorer de manière significative leurs perspectives d’avenir.

Nicolas Hubert de l’Université d’Ottawa, pour sa thèse intitulée « Ressources, environnements et conflits : quels risque pour le Sahel ? »


Le jury mixte était constitué de membres du Conseil scientifique et du Comité de pilotage de la Chaire, à savoir :

• F. Nahavandi et L. Roudart pour le Centre d’Etudes de la Coopération Internationale et du Développement (CECID) – Université libre de Bruxelles
• N. Ary Tanimoune, M-E. Desrosiers, H. McGill et S. Baranyi pour l’Ecole de développement international et mondialisation (EDIM) – Université d’Ottawa
• R. Fassassi pour l’Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA) d’Abidjan
• M. Diop, D. Baldé et A. Somparé pour l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry
• M-H. Aubert, A. Le Naëlou, S. Capitant, S. Soukouna et A. Tizziani pour l’IEDES – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
• A. Soura, M. Wayack-Pambè, F. Badini Kinda et M. Compaore pour l’Institut Supérieur des Sciences de la Population – Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo