Depuis plusieurs décennies, la notion de « crise » occupe une place centrale dans les discours savants, experts, politiques et médiatiques. Elle est appliquée à un nombre toujours croissant de domaines, à propos de situations variées, sans toujours en préciser les mesures et les limites. Le continent africain y est particulièrement sujet du fait de la gravité des situations rencontrées par les gouvernants, les sociétés locales et les opérateurs extérieurs.
Leur désignation et leur labellisation obéissent souvent à un ensemble de stéréotypes, simplifications et réifications hâtives, au point d’oublier la complexité changeante et ambivalente des réalités désignées comme telles.
En complément de cette tendance largement déjà documentée, cet appel entend déplacer le prisme d’analyse des crises (ou de ce qui est qualifié comme tel). Il vise moins à en apprécier les causes, les manifestations et les reconfigurations qu’à repartir des terrains au concret et privilégier les approches résolument empiriques, situées, au plus près des contextes. L’objectif est d’analyser : 1/ la manière dont ces réalités sont perçues et vécues, 2/ les discours et pratiques qu’elles suscitent parmi une variété d’acteurs.
Date limite de soumission des propositions de communication : 20 mars 2026
crédit photo : Daniel Delaunay

